Introduction

Le BUT1 a représenté mon véritable point d’entrée dans la logique GEII. J’y ai appris à concevoir et tester un système, à produire un dossier de fabrication exploitable, mais aussi à observer, identifier et décrire des dysfonctionnements avec davantage de méthode. Les exemples présentés ici viennent directement de situations vécues en SAE et en évaluation pratique.

Résumé

Première année de formation en BUT GEII marquée par des situations concrètes de prototypage, de fabrication, d’essais et de diagnostic sur des systèmes simples.

Points clés

  • Prototypage d’un système automatisé de régulation de niveau d’eau
  • Réalisation d’un dossier de fabrication à partir d’une carte KiCad
  • Application d’une procédure d’essais bloc par bloc sur un sous-système électronique
  • Identification et description de dysfonctionnements sur cartes et armoires électriques

Compétence 11

Concevoir

Cette compétence regroupe mes premières expériences de conception concrète en GEII, à travers la réalisation d’un prototype et la formalisation d’un dossier de fabrication exploitable.

AC11.02

Réaliser un prototype pour des solutions techniques matériel et/ou logiciel

Cadre et ressources

Dans le cadre d’une SAE consacrée à un système de régulation du niveau d’eau, j’ai travaillé en groupe sur la conception d’un système capable de maintenir le niveau d’un réservoir entre un seuil bas « b » et un seuil haut « h » via une interface homme-machine. Pour cela, j’ai mobilisé des connaissances en logique séquentielle, en automatisme, en langage C et en électrotechnique. J’ai utilisé les maquettes de câblage de la salle B-27, des ordinateurs avec CLion, des oscilloscopes, des maquettes d’automates, le logiciel ZELIO pour la simulation de la logique séquentielle et SChemaplic pour le schéma électrotechnique d’alimentation.

Réalisation du travail correspondant

  • Créer sur une maquette à relais une représentation simulée du fonctionnement de l’automate
  • Développer une partie de supervision informatique capable de traiter les données de niveau d’eau et d’alerter l’utilisateur
  • Concevoir la partie motrice en étudiant les documentations techniques pour choisir les composants adaptés
  • Produire plusieurs schémas papier, les comparer au cahier des charges, puis transférer le schéma retenu sur la maquette
  • Être plus méthodique dans le choix des couleurs de câbles et dans l’organisation du câblage réel, notamment pour la logique de mémoire

Résultats et réflexion finale

La réalisation de ce prototype m’a permis de mettre en pratique mes connaissances en automatisme et de comprendre l’importance de suivre rigoureusement les schémas de câblage. J’ai aussi retenu qu’un système peut sembler clair sur papier mais devenir beaucoup plus délicat à matérialiser en réel, surtout lorsqu’il intègre une logique séquentielle avec mémoire. Ce travail m’a appris la patience, la rigueur et l’importance de vérifier chaque détail avant de conclure qu’un montage fonctionne.

AC11.03

Rédiger un dossier de fabrication à partir d'un dossier de conception

Cadre et ressources

À travers la SAE22 de pilotage d’un robot, j’ai eu l’occasion de produire un dossier de fabrication à partir d’une carte électronique conçue sur KiCad. L’objectif était de créer un document technique suffisamment clair pour qu’une autre personne formée puisse comprendre la carte, l’utiliser pour le perçage, l’assemblage et la soudure, et intervenir plus facilement en cas de problème. Pour cela, je me suis appuyé sur le site ressource de l’IUT, sur un modèle fourni par les enseignantes, ainsi que sur ma maîtrise de KiCad, d’Excel et de PowerPoint.

Réalisation du travail correspondant

  • Créer la structure du dossier sur PowerPoint avec page de titre, table des matières et pages dédiées à chaque partie
  • Exporter depuis KiCad le schéma électrique, les typons F.Cu et B.Cu, la couche F.Fab et le plan de perçage
  • Générer la BOM au format CSV puis l’importer correctement dans Excel en choisissant les bons séparateurs
  • Produire une vue 3D de la carte depuis l’éditeur PCB
  • Assembler tous les éléments dans un document unique de 7 pages exploitable pour la fabrication

Résultats et réflexion finale

Le résultat final a été satisfaisant, car j’ai obtenu un dossier de fabrication complet et structuré qui m’a réellement aidé ensuite à percer la carte et à souder les composants au bon endroit. La partie la plus délicate a été la création de la BOM, car une mauvaise importation du CSV rend rapidement le tableau inutilisable. Ce travail m’a appris qu’un bon dossier de fabrication n’est pas juste un document à rendre : c’est un vrai support de travail technique.

Compétence 12

Vérifier

Cette compétence montre ma progression dans les essais, l’identification de pannes et la description argumentée de dysfonctionnements sur des systèmes simples.

AC12.01

Appliquer une procédure d’essais

Cadre et ressources

Dans le cadre de la conception d’un sous-système électronique destiné à contrôler la température d’une étuve pour le traitement du bois, il fallait concevoir puis vérifier plusieurs blocs fonctionnels : conditionnement du capteur, traitement analogique, génération de l’information chauffage et génération de l’information ventilation. Pour cela, je me suis appuyé sur les cours d’électronique du premier semestre, notamment sur les amplificateurs opérationnels, les comparateurs à seuil et les montages amplificateurs non-inverseurs.

Réalisation du travail correspondant

  • Tester individuellement les quatre blocs fonctionnels avant toute validation globale du système
  • Simuler la résistance du capteur avec une boîte à décades pour vérifier la stabilité du courant généré
  • Mesurer plusieurs tensions image et regrouper les résultats dans un tableau pour vérifier la cohérence de la loi attendue
  • Tester les blocs chauffage et ventilation avec un GBF et un oscilloscope en simulant la tension image du capteur
  • Comparer les signaux obtenus avec le comportement théorique attendu

Résultats et réflexion finale

Cette expérience m’a fait comprendre qu’une procédure d’essais bloc par bloc est plus efficace qu’un test direct du système complet. Au départ, cela me semblait plus long, mais en réalité cela permet d’isoler plus vite les problèmes lorsqu’un dysfonctionnement apparaît. J’ai aussi retenu qu’il est important de relever plusieurs mesures pour confirmer un fonctionnement, et que je gagnerais encore à conserver davantage de captures de mes essais pour mieux documenter les résultats.

AC12.02

Identifier un dysfonctionnement

Cadre et ressources

Dans le cadre de la modernisation d’un parking automatisé, j’ai réalisé une carte de contrôle d’accès chargée de détecter l’insertion d’un badge et de générer une commande conforme à la norme TTL. Cette carte devait aussi permettre une visualisation de l’état du système par LED. Pour identifier un éventuel dysfonctionnement, j’ai utilisé une alimentation stabilisée, un oscilloscope, un multimètre, ainsi que mes connaissances sur les transistors bipolaires et le comportement attendu du montage.

Réalisation du travail correspondant

  • Tester la carte montée sur plaquette à trous avant son transfert vers une version plus durable
  • Observer une tension de sortie VP5 négative, anormale au regard du cahier des charges
  • Constater que la LED fonctionnait à l’inverse du comportement attendu
  • Utiliser un voltmètre pour rechercher une fuite de courant sur la plaquette
  • Remplacer la plaque défaillante puis corriger la logique de fonctionnement avec un transistor PNP

Résultats et réflexion finale

Cette situation m’a appris qu’identifier un dysfonctionnement demande à la fois des mesures précises et une bonne compréhension du rôle des composants. Le premier problème venait d’une fuite de courant physique sur la plaque, alors que le second était lié à une mauvaise adaptation du comportement logique attendu. J’ai retenu qu’il faut toujours distinguer les défauts de montage des défauts de conception ou de choix de composant.

AC12.03

Décrire un dysfonctionnement

Cadre et ressources

Lors d’une évaluation de la partie Vérifier, j’ai dû analyser une armoire électrique triphasée pilotant un moteur asynchrone à petite et grande vitesse. L’objectif était d’identifier la panne, de décrire précisément son origine et de rédiger un rapport de dysfonctionnement. Pour cela, j’ai utilisé un schéma électrique fourni, un ohmmètre et mes connaissances en câblage de commande et de puissance.

Réalisation du travail correspondant

  • Vérifier d’abord que l’armoire n’était pas alimentée avant toute mesure
  • Tester les continuités attendues point par point à l’ohmmètre
  • Repérer que les points associés au bouton S3 ne présentaient pas la continuité attendue
  • Compléter l’analyse par une mise sous tension encadrée pour observer le comportement réel du moteur
  • Rédiger un rapport explicitant la panne, son origine probable et la solution envisagée

Résultats et réflexion finale

Le problème provenait d’un manque de connexion directe avec le bouton S3, qui pilotait les bobines KM2 et KM3 responsables du changement rapide de vitesse. Cette expérience a renforcé ma capacité à décrire un dysfonctionnement de manière structurée, sans me limiter à l’observation brute. J’ai aussi compris qu’il faut aller au-delà du simple test et formuler clairement le lien entre symptôme, origine et conséquence technique. Si je devais recommencer, j’essaierais d’être encore plus rapide et méthodique dans mes contrôles à l’ohmmètre.

Galerie récapitulative